La crise terrible que nous connaissons n’est pas terminée.
Crise financière mondiale : toutes les banques n’ont pas encore provisionné de
manière suffisante les créances pourries qui détériorent leurs bilans. Fort heureusement,
les établissements français ne sont pas dans ce cas et peuvent aujourd’hui
se consacrer au financement de l’économie.
Crise économique : nombre de nos entreprises agricoles, artisanales, commerciales,
industrielles connaissent encore des baisses importantes d’activité et de chiffre
d’affaires. Leurs trésoreries sont au plus bas et elles doivent envisager, après les
aménagements d’horaires et le chômage partiel, des réductions d’effectifs d’où le
risque d’une montée du chômage.
Fort heureusement, il y a toutes celles dont on ne parle pas et qui, après des
semaines et des mois difficiles, ont réussi à traverser la tempête et retrouvent la
route de la croissance et du développement.
De ce constat, il est évident qu’il faut plus que jamais maintenir et pérenniser les
dispositifs mis en place pour soutenir nos entreprises.
En parallèle, il est temps de se poser la question de la pertinence de certaines
dispositions récentes, par exemple celle d’avoir mis en place le système de « soldes
flottantes » dans le commerce qui a eu pour résultat de semer la confusion chez
les consommateurs et n’a pas apporté un regain de chiffre d’affaires chez les
commerçants.
Par ailleurs, le moment est venu de prendre des décisions destinées à renforcer
des secteurs d’avenir. Lorsque le Conseil général du Jura tire les enseignements
de l’étude réalisée en 2009 près des professionnels du tourisme et de leurs clients
et réoriente sa politique vers une élévation du niveau des établissements hôteliers
et de leurs prestations, il montre l’exemple de ce qu’il faut faire.
Il en est de même lorsque, à l’initiative de l’État, les pouvoirs publics, les représentants
du secteur privé et les partenaires sociaux travaillent ensemble pour faire le
constat inquiétant de la dégradation de l’industrie française (perte de compétitivité,
perte de marchés, baisse des exportations, pertes d’emplois) et conviennent qu’il est
temps de définir ensemble une politique pour l’industrie des dix prochaines années.
Dans le Jura plus particulièrement, il est vain d’imaginer que nous retrouverons la
croissance indispensable à l’emploi sans des entreprises industrielles compétitives,
exportatrices et localisées sur tout notre département. Ce sont elles qui ont fait la
force du département.
Gardons en tête qu’un emploi créé ou consolidé dans l’industrie est à l’origine de
trois emplois dans les services marchands : ceux des assurances, des banques, du
conseil aux entreprises, de la comptabilité, de l’informatique, du commerce et de
la distribution, des transports, etc.
C’est là que se trouve la principale source de richesses de notre département, celle
qui créé des emplois solides et assure l’avenir de nos jeunes.
À nous de tout faire pour aider nos entreprises et favoriser leur environnement.