Donner aux jeunes le goût de l’entreprise

Publié le 11/08/2016

Cette rupture dont les médias parlent tant entre la jeunesse et le monde de l’entreprise existe-t-elle vraiment ? Ou plutôt, si elle existe, est-elle aussi importante qu’on veut bien le dire ?

Certes le constat est édifiant, les métiers dits manuels n’ont toujours pas la côte. Il manque des plombiers, des électriciens, des maçons de la même manière qu’il manque des moulistes, des mécaniciens. Pourtant, le voile se lève peu à peu sur ces métiers mal aimés des jeunes, mais surtout de leurs parents pour lesquels une formation longue et générale est gage d’un avenir plus lucratif pour leurs enfants. Erreur… Un bon ajusteur ou un mécanicien mouliste dans le Haut-Jura se paye 3000€. Quel métier intellectuel peut rivaliser ?

Le problème est sans doute à prendre bien en amont. Dans les CFA, dans les lycées professionnels, dans les écoles de commerce, on bataille pour promouvoir le monde de l’entreprise, pour mieux faire découvrir la réalité et balayer les fantasmes.

Apprentissage, formation en alternance, stages en collèges et lycées, école de la deuxième chance, intérim… Les voies sont multiples et les jeunes qui y ont goûté ne le regrettent pas. Alors, comment aller encore plus loin ? Comment éviter qu’une partie de la jeunesse aille dans le mur en choisissant des études qui ne lui donneront pas de travail.

La panacée n’existe pas, seules se juxtaposent des formules, des démarches qui bouchent les trous et contribuent à ouvrir un peu la porte. C’est encore trop peu, mais quand la porte commence à s’ouvrir…

Retrouvez le dossier "Donner aux jeunes le goût de l’entreprise" de notre dernier numéro de Juratimes sur http://www.juratimes.fr/numero-2/

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